La beauté de la fleur

Souvenir d’un cyclamen

La beauté des fleurs, faite de tout ce que l’on ne peut percevoir, ce sont des années et des années de recommencement perpétuel. Toutes, même les plus simples sont d’une extrême complexité. Cachée derrière celle que l’on voit , il y a encore toutes celles que l’on ignore et qui fait que toutes ces couleurs dont le rapprochement serait pour toute autre chose à hurler, chez elles se combine et s’harmonise.

Ce petit rien, si « naturel » a fait se damner tant de peintres et de coloristes qui ont tenté de voler leurs formes et leurs couleurs.

Et ce besoin d’accrocher les impressions reçues qui nous pousse à écrire, dessiner, photographier pour tenter de les restituer, lorsqu’on le ressent, n’a qu’une urgence : libérer. Et nous voici, gauches, malhabiles, butant sur la page vierge ou vide de l’outil qui nous serait utile et que nous ne savons trouver.

Et, ce qui semble comme cela, si simple et naturel, n’est en fait que le fruit d’années passées à s’user les yeux et tous les sens, dans un travail d’affinement de la perception, puis de l’apprentissage des moyens.

La facilité n’est qu’à ce prix.

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