L’école de mon enfance

L’école de la rue des soeurs grises, aujourd’hui école Chauffour

Ce que l’on peut en voir depuis le parking rue du Jeu de Paume. La cour est située juste derrière la grille. C’est à nouveau une école, mais maternelle, et son adresse est rue Chauffour, à l’opposé de la rue des Sœurs Grises. 

Malgré son adresse, et son passé,  c’était bien une école publique, dont l’entrée donnait au bout de ce qui est en fait une impasse depuis le XVIIe siècle,

la rue des Soeurs Grises depuis la rue Madier de Montjau

Dans mon portrait en photos je parle de cette école, qui s’appelait alors du nom de la rue par laquelle nous entrions. Dans les années 50, lorsque j’étais écolière la rue était bordée de bâtiments et était donc  plus sombre, c’est la vision que je garde du lieu. La cour était fermée et les bâtiments du fond ont été abattus pour faire place au parking. L’école Chauffour donne des deux côtés et sa cour est plus grande que celle qui nous servait de terrain de jeu, mais aussi de terrain de gymnastique.

A l’époque j’allais à l’école à pied, il n’y avait pas ou si peu de voitures dans le centre historique de Valence. Tous les jours je passais devant une vitrine, une épicerie, une boulangerie ? qui regorgeait de bonbons de toutes sortes que je n’avais pas le droit d’acheter. Il y avait bien sûr les fameux « Mistral Gagnants » que Renaud a immortalisés.

J’ai gardé beaucoup de souvenirs de cette période, il me semble plus de mauvais que de bons, et surtout ceux des rivalités qui nous poussaient les unes contre les autres, les moments de solitude lorsque mes parents n’avaient pas pu fournir ce qu’il nous était demandé d’acheter, les rabrouades cinglantes, bref tout ce vient gâcher la vie d’une enfant mal dans sa peau.

L’école devenue maternelle existe donc toujours mais a pris le nom de la rue à l’opposé,

Au Moyen Age,c’était la  rue du « Four Neuf » et elle traversait le quartier des fours à chaux, dont la rue voisine « Chauffour » conserve la mémoire.

Au XVIIe siècle elle abrite le prieuré St Félix jusqu’à la Révolution qui y installe un bureau de bienfaisance. En 1803 les sœurs de la Charité de Saint Vincent de Paul – appelées aussi sœurs grises – y dirigent une école pour jeunes filles pauvres et en 1870 elles y installent un couvent. 

« Valence des rues et des Canaux » – Ed. Office de tourisme et des congrès de Valence

Si je retrouve un peu de l’allure de mon ancienne école dans la cour, les bâtiments, dont celui qui conserve la galerie, sur laquelle donnaient les salles de classe, elle devait donc être plus longue ???  – cela a bien changé… Je ne sais pas quand elle est devenue école primaire – après la guerre ? – ni quand l’école a fermé. Des bâtiments ont été abattus, et avant de redevenir une école cela a été le Bureau Municipal d’Aide Sociale.

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