Accueillir un chat

vendredi 21 janvier

Accueillir un chat demande de la patience et du respect pour le chat. Mistie est arrivée chez moi vendredi. Elle a passé une partie de l’après midi derrière le griffoir. Puis elle s’est réfugiée sous le lit jusqu’au soir, où elle est enfin sortie.

Depuis, il faut y aller toujours en douceur, car elle reste craintive, même si elle me démontre qu’elle m’accepte, surtout lorsque j’ouvre un sachet de nourriture.

Elle a une robe « smoke », pas facile à photographier, surtout que pour l’instant il ne faut pas encore trop s’approcher. Je pense que je parviendrai à faire de meilleurs clichés, la preuve :

aujourd’hui lundi 24 janvier

Mais je suis surprise car elle s’adapte vite, elle reste dans la même pièce que moi, et me fait ses yeux doux lorsque je la regarde. Une avancée inespérée.

Il faut dire que cette minette adulte, a été trouvée dans un lieu obscur, fermé, avec 8 petits. Qu’a-t-elle pu vivre, ainsi jetée à la rue ? Impossible de le savoir. Mais sa crainte des mouvements brusques en dit long. Lui offrir une vie calme, une vie de chat vraiment libre, même en appartement, pour le moment du moins, jusqu’à ce qu’elle puisse sortir.

Ah oui, elle avait été recueillie par une bénévole de l’École du Chat de Valence et elle est restée en famille d’accueil depuis l’été. Si les petits chats ont été adoptés assez vite, elle a attendu car elle est, d’un adulte, de deux craintive. Or si on en a la patience, elle s’avère être très câline. Mais il faut essayer de se mettre à sa place, et imaginer que l’amour qu’elle recevait, et sans doute donnait en retour, a été arraché, brisé, sans qu’elle puisse comprendre pourquoi. A présent il faut qu’elle reprenne confiance en l’homme, et les personnes qui l’ont recueillie ont débuté ce travail, à moi de faire le reste du chemin.

L’École du Chat de Valence

Vous avez dit pandémie ?

Mai 2020, nous sortions peu à peu du confinement sévère imposé au début de ce l’on appelle une pandémie. Le 6 j’avais reçu un masque en tissu, distribué par la Mairie.

Je l’ai repris pour pouvoir l’utiliser. Rappelez vous, on nous avait dit les masques sont inutiles, bien sûr, il n’y en avait pas assez pour tout le monde. Pour ma part, il m’en restait quelques uns, car oui, j’en avais. Maman étant en Ehpad, si je voulais aller la voir lorsque j’étais un peu enrhumée : masque obligatoire. Et aujourd’hui, contre Omicron, le masque en tissu s’avère inopérant. Mais nous avons l’habitude à présent de ces mesures yoyo.

L’une de mes premières sorties après le confinement, sur les bords du Rhône, inaccessibles depuis des mois, comme tous les parcs et jardins. L’herbe a beaucoup poussé et les canards avaient pris possession des lieux, touts surpris de croiser des chiens et des humains surtout.

Nous avons peut être oublié à quel point ce confinement a été difficile. Tout ce que nous vivons depuis montre aussi à quel point tout le monde est désorienté par une épidémie qui ne nous dépasse que parce que nous ne pouvons pas traiter les cas graves. Une preuve :

Alors ? Convaincus ? A noter que la peste n’a pas disparu de la planète, elle sévit encore en Afrique, Asie et Amérique, et serait même résurgente. Institut Pasteur .

A nous de nous poser les bonnes questions : faisons nous les bons choix ? Pouvons nous faire confiance à ceux qui font ces choix pour nous ? Notre vie, la vie des Humains est-elle moins importante que leurs profits ?

Contre l’abandon des animaux

J’ai surnommé ce cliché « même pas peur ! »

Poudre n’était pas très télévision, mais elle a été captivée par ces reportages sur les refuges de la SPA. Se disait-elle qu’elle avait de la chance par rapport à tous ces animaux abandonnés ? Elle qui s’était réfugiée dans la voiture de la personne qui me l’a confiée, pour échapper à un destin de chat de la campagne abandonné à lui-même ? 

En tous les cas ces reportages étaient très bien faits et donnaient envie d’aller aider en tant que bénévole. C’est pour cela que, peu de temps après qu’elle soit partie, je suis allée porter les affaires de Poudre que j’avais en double et le stock de nourriture récemment acheté. Je voulais voir par moi même en me disant que plutôt que de reprendre un chat, ce qui m’était alors impossible, je pourrais aider au refuge. J’ai été un peu refroidie. Déjà lorsqu’on est à pied c’est plutôt compliqué de s’y rendre, ensuite l’accueil a aussi été plutôt froid. . Bref j’ai été plutôt déçue. Mais c’est vrai que ce n’est pas la SPA.

J’ai donc renoncé à ma velléité d’aller aider au refuge de Valence, et aussi de devenir famille d’accueil. C’est pourquoi je m’engage à nouveau dans l’adoption, ce devrait être imminent (et de continuer à être « compagnon » de la SPA). Une autre minette devait rejoindre Poudre dans mes albums photo, maintenant que la douleur est moins vive.

C’est cet article : « Merci pour ces chats de personne » sur le blog de Kimcat, qui m’a fait me souvenir, reprendre et compléter celui-ci que j’avais écrit pour Itinéraires, mon blog supprimé.

Des décos de fête par les villes

De jour et de nuit. L’arbre monumental prend vie la nuit. On lui a ajouté des décorations. Les villes rivalisent pour fêter Noël et la fin d’année. A Valence cet arbre est là tous les ans placé à ce que l’on peut considérer comme une entrée de la ville, pour ceux qui arrivent côté Rhône, ce qui était l’entrée de la ville d’avant le XIXe siècle. Mais là n’est pas le sujet.

Le même, en 2019, une vue latérale avec des guirlandes plus discrètes, comme celles qui ornent les arbres de la place des Clercs, devant la cathédrale.

En fait ce sont ces décorations que je préfère. Celles qui célèbrent la lumière à l’entrée de l’hiver. Les villes, depuis que Lyon a donné le tempo du gigantisme, rivalisent à présent dans toujours plus de plus. A qui proposera les illuminations à la fois les plus énormes, et les plus originales. Je persiste : je préfère les guirlandes discrètes et les lumignons aux fenêtres.

Poudre et après ?

Poudre dans mon appartement d’Avignon où elle a passé la majorité de sa vie de chat. Elle se couchait partout où elle le voulait, là sur le dossier du canapé, devant la bibliothèque que je n’ai pas pu emporter ici à Guilherand. Malgré tout ce qu’il y avait sur les étagères, Poudre n’a jamais été tentée, ni d’y grimper, ni de faire tomber les objets. C’était un chat gentil, elle ne m’a jamais fait de grosses bêtises. Bien sûr elle restait un chat, avec ses humeurs et sa liberté.

Si je parle d’elle aujourd’hui, c’est qu’il semble que j’ai passé le cap, et je me sens prête pour adopter un nouveau chat, pourvu qu’il, ou elle, ne soit pas trop jeune, car moi je ne le suis plus assez. J’ai jeté plusieurs lignes, j’attends les réponses, et je prépare l’appartement.

C’est ma résolution.