Les visages du passé

« cubes » trouvés sur le forum hardware.fr
Patrick McGoohan dans le Prisonnier

J’avais trouvé cette image pour illustrer le pouvoir des images. Vous connaissez le principe : il faut brouiller sa vue jusqu’à obtenir une image 3D.

J’ai une fâcheuse tendance à me laisser briser par les autres et pour m’en sortir je n’ai trouvé qu’un moyen : fuir les visages hostiles de celles et ceux qui m’ont fait souffrir. Mais gommer son passé ce n’est pas vraiment possible. Partir ailleurs pour ne plus risquer de rencontrer ces visages au détour d’une rue. Illusion !

Surgis d’un passé que je voulais oublier, ces visages de la haine ordinaire, hermétiques masques de l’apparente humanité partagée. Une mauvaise rencontre ne peut ternir la lumière d’un jour nouveau, se dire que ce n’était qu’une illusion d’optique.

Oublier ? Croire, comme le prisonnier que l’on peut s’évader de son passé ? Illusion !

Peindre ?


Travail en en à plats de couleurs et non en touches juxtaposées, avec juste ce qu’il faut de détails pour faire naître le paysage. Du temps où l’atelier de peinture était encore ouvert… Avant que la pandémie nous exile des lieux de culture, j’ai peint plusieurs paysages de Toscane, telle que je la fantasme.

Oui, depuis mars 2020 l’atelier associatif où j’aimais peindre est fermé. Deux ou trois séances en septembre 2020, puis deux en juin 2021, c’est tout en deux ans. Impossible de peindre chez moi, mon chez moi est trop petit, j’ai déjà du mal à y ranger le matériel. Donc plus de peinture pour le moment, sauf un peu d’aquarelle et d’enluminures, enfin des semblants d’enluminures. Mais même pour  ça, le confinement a coupé tout élan, toute envie. Tout gâché !

J’avais pu reprendre la peinture régulièrement depuis mon arrivée ici, à Guilherand, où l’accueil des associations est réel et nous pouvons disposer de salles dignes d’un atelier de peinture (la maison des associations est située dans l’espace Rémi Roure, un beau bâtiment contemporain). Pour moi, la peinture, surtout hors de chez moi, est une activité qui demande une grande concentration et permet d’oublier un peu la rumeur du monde, d’où le choix de mes sujets, entre paysages, fleurs, natures mortes. L’intérêt c’est la peinture elle même, essayer de restituer un impression, un ressenti, un modèle avec les moyens de la peinture, moyens qui doivent rester évidents. Si on se sent bien, la peinture peut être bonne, sinon….Depuis, j’ai évolué vers la peinture au couteau, le plus souvent dans les paysages.

https://fardoise07.wixsite.com/website/peintures

Lettre ouverte, cri des artistes .

Retour en enfer

Twitter Lotfullah Najafizada https://tolonews.com/

Kaboul, déjà on efface les images des femmes…

Un bien triste mois d’août ! Des séismes de ces derniers jours j’ai décidé de ne parler que de celui que subit l’Afghanistan. Un cataclysme annoncé, celui-là, et pourtant rien n’a pu être fait pour éviter que l’horreur se réinstalle dans ce pays déchiré depuis si longtemps.

Alors, nous savons déjà comment l’histoire va se répéter, si ce n’est que le pays est plus exsangue que jamais, et que cela pourrait être pire encore. J’ai écrit hier que mon cœur saigne, oui il saigne pour toutes les femmes Afghanes à qui l’on a fait croire à un espoir possible. Une pensée pour tous les Afghans !

Le bonheur fait chat

J’ai fait des recherches dans mes archives photo et j’ai retrouvé ce cliché de Poudre. Je trouve que les chats savent incarner l ‘idée que nous nous faisons du bonheur, celui simple de savourer l’instant. Ils ont aussi une vraie aptitude à tout transformer en jeu, et savent nous apaiser. Bref, à l’absence de Poudre, s’ajoute le manque de la présence d’un chat à mes côtés.

A suivre…

L’avenir ?

Graffiti, il n’est pas dit s’il est de mai 68, sur https://lundi.am/Vandalisme-epigraphie

Lorsque les murs expriment les humeurs de la population plutôt que les avis officiels !

Nous avons rêvé d’avenirs radieux, comme si le monde était à refaire, ou tout au moins à améliorer. Mais ce que j’ai entendu ce matin en guise de perspectives d’avenir n’annonce rien de radieux. 

Quand, comme moi, on a la majorité de sa vie derrière soi, on peut encore être à peu près serein, à défaut d’être en accord avec sa conscience. Mais on peut comprendre que l’avenir ne fasse plus rêver les jeunes générations.  

Si nous ne faisons toujours rien ou si peu (et pourquoi cela changerait-il ? ), on nous promet, le manque d’eau, des régions submergées, les autres désertifiées, des migrations sans commune mesure avec ce que nous connaissons, etc, etc… 

Ça vous fait rêver vous ?

Le Giec a délivré son rapport et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il n’est pas optimiste pour l’avenir de l’humanité.

https://www.colibris-lemouvement.org/magazine/climat-lelectrochoc-salutaire?

« The bathers » de Craig Hanna : le retour à la piscine ?

Elles m’avaient tapé dans l’œil ces baigneuses,  loin des formats standardisés de la mode, sauf par leur maigreur… Et je les avais choisies pour l’un des « Tableaux du samedi », sur mon blog « Entre Toiles et Papiers ».

C’était aussi l’occasion de parler d’un peintre contemporain qui est retourné aux codes classiques en les détournant avec les techniques actuelles (notamment la peinture sous plexiglas) et surtout nos préoccupations, ici l’apparence.

Graig Hanna sur Wikipedia

Né aux États Unis en 1967 il vit et travaille en France. 2012, l’année de cette œuvre, semble avoir représenté un tournant dans  son travail.

Si j’en parle ici, c’est que cela faisait partie de mes souhaits pour la sortie du confinement 2020 : retourner à la piscine. Oui, mais voilà, depuis je n’en n’ai plus du tout envie, encore moins le courage. Moi qui aime, dois-je dire « aimais », tellement l’eau, je n’ai plus du tout l’envie de retourner à la piscine municipale, avec tout le rituel, déshabillage, douche, traverser toute la piscine pour accéder au bassin du fond, tout ça pour faire les mouvements donnés par les kinés et nager un tout petit peu. Et le pire, sortir, retraverser toute la piscine, se re-doucher, puis se rhabiller encore toute humide.

Je me sens vraiment comme ces baigneuses, gauche et peu fière d’exhiber mon corps, ce corps qui m’a trahie et n’est plus vraiment le mien. L’été est revenu, avec lui la période où il y a le moins de monde à la piscine, et je n’ai toujours pas envie d’y retourner.