Promenade habituelle

Le ciel hier soir, mais finalement il n’a pas plu…

Hier soir donc, j’avais pris mon appareil photo, avec l’idée d’en faire, des photographies. Ici, le parc juste en face de chez moi, avec ses massifs toujours fleuris et ses arbres. J’en parlerai souvent, car il est aussi devant l’Ehpad où maman passe ses derniers jours, sous surveillance, car Alzheimer est un compagnon dangereux. Donc, j’y passe régulièrement et le parc me permet de me laver un peu l’esprit, les fleurs, les poules du poulailler communal, me réconfortent avant de rentrer chez moi.

To smoke or not to smoke ?

Avez vous fumé ? Ou vécu avec des fumeurs ?

Moi oui, j’ai fumé, longtemps, et j’avais souvent l’impression de vivre dans un cendrier,

Ce dessin de Blachon me suit depuis longtemps, mais pourtant il ne m’a pas dissuadée de fumer sur mon lieu de travail, enfumant mes collègues, faisant taire mes scrupules devant leurs remarques (dont celle de l’odeur de tabac froid qui s’incruste partout). Non, j’étais trop accro. (*)

Cela fait à présent près de 27 ans que je ne fume plus et je redoute encore plus cette odeur de tabac froid. Cela a été dur, très dur d’arrêter, une énième fois, et de tenir sans rechuter. Mais bon, j’ai été aidée par un médecin qui m’a poussée et tirée, m’obligeant à tenir mes engagements. Il en allait de ma santé. Et j’ai découvert, au bout des premiers mois plus que difficiles, la liberté d’être débarrassée de cette aliénation.

Alors oui, j’ai eu encore la tentation de la cigarette, difficile de se débarrasser d’un coup d’années de servitude, mais peu à peu, l’envie est partie.

Fumer n’est plus qu’un lointain souvenir, et depuis je respire un peu mieux.

                    (*) depuis c’est interdit, et devoir sortir pour fumer m’a sans doute aidée

Je mets en lien le site de Roger Blachon  : http://www.rogerblachon.net/

un dessinateur à l’humour subtil. Le dessin, je l’avais découpé, mais où je ne sais plus, cela fait si longtemps.

Ramer ?

Comme ce rameur isolé sur le Rhône devant le fameux pont d’Avignon, j’ai l’impression de ramer sans fin, non pas dans le sens du fleuve, mais à contre courant. Et comme tant d’autres, l’impression d’avoir fait du sur place depuis près de deux ans. Chaque fois que nous sortons un peu les rames de l’eau pour avancer, on nous oppose une nouvelle barrière pour bloquer nos élans.

Alors, comme Rimbaud, allons nous choisir de les descendre ces fleuves impassibles et nous laisser porter, rêver à ces berges accueillantes où tout serait permis ? Moi, cela fait des mois que j’ai cessé de ramer.

Au revoir Angélique

http://angelique-ionatos.com/

J’ai eu du mal à me décider de parler du départ, dans une indifférence médiatique presque totale, d’Angélique Ionatos.

Ces départs en cascade de celles et ceux qui m’ont accompagnée depuis ma jeunesse me plongent chaque jour d’avantage dans le vide. Et Angélique Ionatos était quelqu’un que j’aimais et admirais beaucoup. La seule artiste que j’allais écouter, et voir aussi, en concert, au fil de mes pérégrinations, et surtout à Avignon, à chaque fois que le Festival l’invitait. 

A chaque fois l’émotion, et plus encore, une sorte d’exaltation, étaient au rendez vous. Moi qui ne comprends pas le grec, j’étais pourtant en osmose, tant grâce à sa voix unique, que par la poésie si forte et si subtile qu’elle a toujours défendu.

Et elle savait aussi s’entourer, avec cette exigence de qualité qu’elle incarnait.

Mais ce qui dominait, toujours, c’était cette jubilation, cette impression de beauté essentielle.

La rupture

Un jour de décembre 2020, Poudre m’a quittée, me laissant orpheline.

Elle squattait depuis peu le tapis de souris sur ma toute petite table, et moi je ne pouvais plus rien faire. Mais depuis, il ne me reste que le vide de sa présence et je n’ai pas encore pu adopter un autre chat. J’essaie de réorganiser ma vie autrement, en attendant d’avoir le courage de franchir le pas.

Je voulais devenir famille d’accueil, et cela demande encore plus de courage que je n’en ai. Et je n’ai pas du tout l’appartement qu’il faut pour ça, d’autant que je le délaisse lui aussi.

Voilà, je démarre ce nouveau blog comme j’avais démarré « Itinéraires » que j’abandonne car il ne me correspond pas du tout.