L’impression de voler.

Atteindre l’oiseau, et aussi légère que lui, tournoyer dans l’espace, le rêve ! Alors, si je veux continuer de rêver, je dois fractionner mon regard lorsque je suis au bord de la falaise, et ne regarder qu’au loin, le Rhône et ses méandres, oublier le rebord…

Le vertige est une sensation qui se maitrise difficilement, surtout lorsqu’on a peur par anticipation. C’est pour cela que j’envie l’oiseau, il n’a pas ses pieds collés au sol pour lui rappeler que le vide est une notion qui leur est reliée.

J’ai découpé la photo prise du haut de la colline de Crussol et ses à-pic, pour moi, vertigineux, pour essayer de restituer ce que je suis obligée de faire. Sachant, que le plus souvent, c’est la partie du bas que je m’efforce d’oublier.

Quelquefois j’ai le vertige simplement en regardant une photo.

La danse des libellules

On devine à gauche les agrions accouplés (Jardin des plantes tinctoriales de Lauris) et à droite un autre est posé sur une herbe(bord du Rhône à Guilherand).

Photographier les libellules tient de la gageure lorsqu’on n’a pas le top des appareils, aussi, je suis assez contente lorsque je peux le faire dans d’assez bonnes conditions. Il faut attendre qu’elle veuille bien se poser et rester un temps assez long. J’étais donc vraiment heureuse d’avoir pu immortaliser ce couple, hélas au sol ce qui n’est pas le mieux, mais bon, elles étaient tellement occupées qu’elles n’ont pas du tout fait attention à moi,

Prochain challenge, ou pas, les photographier en vol ?

Les coquelicots

J’ai choisi cette photo de coquelicots, avec le Rhône en arrière plan pour éviter le contraste souvent violent du vert et du rouge, je l’ai choisie donc pour illustrer ce blog. J’adore les coquelicots, c’est l’une de mes fleurs préférées, l’une de celles qui animent la nature et ne se laisse pas facilement cueillir.

Cette photo, au départ un peu loupée, je l’avais choisie aussi pour l’une des expositions avec le collectif PHOT0726, sur le thème « à la manière de« … J’avais tenté, entre autres, à la manière du Pop Art. C’est loin d’être ma période artistique préférée, mais cela m’avais permis de découvrir des artistes qui ont marqué le XXe siècle. J’avais transformé cette photo en hommage à une œuvre que j’avais pu voir à Montélimar, lors d’une exposition consacrée justement au Pop Art,

A la manière d‘Elaine Sturtevant

Le sang des bêtes

Sur un chemin d’Ardèche, le groupe avec lequel je marche a suivi la piste d’un animal blessé… C’était il y a deux ans, mais je revois toujours cette piste en gouttes de sang sur le sol noirci par l’humidité. *

Et cela m’avait fait penser au documentaire choc, « le Sang des Bêtes » de Georges Franju sorti en 1948.

« Montrant la mort des animaux dans les abattoirs parisiens de la Villette et de Vaugirard, ce film vériste est un des documentaires les plus directs sur cet univers de travail ». En noir et blanc, il est pourtant difficilement soutenable. Si vous voulez vous en rendre compte :

Il n’y a pas de lien, mais vous pouvez aller voir la vidéo sur Youtube en tapant « Le Sang des Bêtes de Georges Franju »

On peut se dire : « les méthodes ont changé », elles sont moins brutales ? Mais l’actualité nous rappelle qu’elles le restent, brutales. Et pour les animaux, et pour les hommes qui travaillent là.

  • C’était à Saint Georges les Bains, nous avons suivi la piste depuis le village jusqu’aux bois.

Au fil des jours

Les jours se suivent et se ressemblent beaucoup dans ma vie actuelle. Alors pour tromper cette monotonie, je sors faire des photographies qui me rappellent que chaque jour la nature diffère,

comme ces reflets sur le Rhône qui varient selon les couleurs du temps.

Sinon, je passe beaucoup de temps devant mon écran à faire et défaire, car ce qui m’intéresse le plus c’est construire et tendre des liens par delà les distances que je ne peux plus parcourir. Et donc, je voyage aussi à travers mes photographies.