Accueillir un chat

vendredi 21 janvier

Accueillir un chat demande de la patience et du respect pour le chat. Mistie est arrivée chez moi vendredi. Elle a passé une partie de l’après midi derrière le griffoir. Puis elle s’est réfugiée sous le lit jusqu’au soir, où elle est enfin sortie.

Depuis, il faut y aller toujours en douceur, car elle reste craintive, même si elle me démontre qu’elle m’accepte, surtout lorsque j’ouvre un sachet de nourriture.

Elle a une robe « smoke », pas facile à photographier, surtout que pour l’instant il ne faut pas encore trop s’approcher. Je pense que je parviendrai à faire de meilleurs clichés, la preuve :

aujourd’hui lundi 24 janvier

Mais je suis surprise car elle s’adapte vite, elle reste dans la même pièce que moi, et me fait ses yeux doux lorsque je la regarde. Une avancée inespérée.

Il faut dire que cette minette adulte, a été trouvée dans un lieu obscur, fermé, avec 8 petits. Qu’a-t-elle pu vivre, ainsi jetée à la rue ? Impossible de le savoir. Mais sa crainte des mouvements brusques en dit long. Lui offrir une vie calme, une vie de chat vraiment libre, même en appartement, pour le moment du moins, jusqu’à ce qu’elle puisse sortir.

Ah oui, elle avait été recueillie par une bénévole de l’École du Chat de Valence et elle est restée en famille d’accueil depuis l’été. Si les petits chats ont été adoptés assez vite, elle a attendu car elle est, d’un adulte, de deux craintive. Or si on en a la patience, elle s’avère être très câline. Mais il faut essayer de se mettre à sa place, et imaginer que l’amour qu’elle recevait, et sans doute donnait en retour, a été arraché, brisé, sans qu’elle puisse comprendre pourquoi. A présent il faut qu’elle reprenne confiance en l’homme, et les personnes qui l’ont recueillie ont débuté ce travail, à moi de faire le reste du chemin.

L’École du Chat de Valence

Selfie dans le vent pour une expo

Selfie involontaire. Je voulais photographier un beau coucher de soleil sur le Rhône, oui, mais voilà, le vent était trop fort ce dimanche et je ne voyais pas ce que je faisais. J’ai donc fait un selfie à la place et il montre bien la force du vent.

Je me rendais à Valence, pour le dernier jour de notre exposition photo, sur le thème, duo dualité. Une belle expo, décalée d’un an pour cause de confinement en novembre 2020. Mais il y a eu des visiteurs cette année, et des visiteurs contents, dans l’ensemble.

Mon « coin » sur le thème l’eau et la glace

J’avais choisi la dualité de l’eau, sous la forme solide de la glace mêlée à l’élément liquide. Photos souvenir de la « grande glaciation » de 2010, pour les photos d’Avignon, et d’une année presque normale, en 2018 pour la fontaine de Valence.

Avec nous, Sophie Quiblier présentait ses sculptures,

Exposition avec le collectif PHOTO726

Patatras

Je l’attendais depuis longtemps cette sortie, depuis deux ans en fait. Programmée déjà deux fois, et par deux fois annulée pour cause de confinements.

Ah oui, il s’agit de l’une des sorties organisées par l’Université Populaire, dans un souci d’éclectisme. Là nous sommes allés à la découverte du site gallo-romain de Saint Romain en Gal, le matin, et l’après-midi ce sont les monuments de Vienne que nous avons découverts, ou redécouverts.

Au musée de Saint Romain en Gal… fragments de vies passées

Et l’intérêt de ces visites organisées c’est d’aller à la rencontre de nos ancêtres, là les Allobroges, à la mode romaine. Et c’était passionnant ! Le site de Saint Romain en Gal le matin, un site exceptionnel où les riches gallo-romains de Vienne avaient choisi d’habiter, de l’autre côté du Rhône, là où la ville pouvait s’étendre et les riches domus s’étaler. Ce qui m’a étonné, lorsqu’on mesure la haute technicité de nos ancêtres, c’est que les Romains, eux, n’aient pas su adapter leur architecture et leur mode de vie aux conditions climatiques de l’endroit où ils étaient établis.

Et l’après midi, visite de la ville de Vienne, à la recherche là aussi des témoins de ce passé gallo-romain, les traces de la ville active, à la fois culturelle, religieuse, commerçante.

La juxtaposition des siècles : Vienne depuis St Romain en Gal à gauche (et le château de la Bâtie), et à droite maison médiévale derrière les restes du forum romain

Bien sûr nous avons beaucoup marché, j’étais fatiguée, mais cela n’explique pas tout, voilà en début d’après midi j’ai glissé, et patatras, je me suis étalée sur le trottoir. Plus de honte que de mal en fait, même si j’ai cassé mes lunettes, récolté dès le lendemain un beau coquard, et mal aux côtes, aujourd’hui encore, j’ai eu de la chance de ne rien casser ni sur le visage, ni à l’intérieur du corps. La honte, car c’était ma vraie première sortie de groupe depuis le premier confinement et il a fallu être encore une fois le point de mire, et celle qui retarde tout le groupe. Car, oui, ce n’est pas la première fois que cela m’arrive. Décourageant !

Mais finalement, j’ai pu continuer la visite, ce n’est que le lendemain que la douleur est arrivée, et je garderai un beau souvenir de cette journée. Je prévoie d’autres sorties de groupe, plus vers le printemps, aie, aie !

Le ginkgo : l’or de l’automne

Au dessus de Saint Peray, isolé, il n’en ressort que mieux – Avignon, Jardin des Doms, aux côtés du buste de Paul Saïn, il laisse éclater l’or de son feuillage.

Ce n’est pas pour rien que ce fossile vivant est surnommé l’arbre aux quarante écus. En musant sur Wikipedia j’ai trouvé ce poème de Goethe,

Un pigeon, deux pigeons, trois pigeons…

Avignon. ND des Doms et au loin le campanile des Augustins.

Mais ce n’est pas pour eux que j’avais pris la photo, non c’était pour les pigeons. Bien alignés sur les rebords du toit, quelque uns sur les cheminées, ils surveillent. Oui, mais quoi ? La moindre miette de pain qui tomberait dans le jardin des Doms. Une personne charitable qui leur apporterait à manger ? La première miette lancée, un pigeon, puis deux, puis trois, et puis tous, viendraient quémander. Je m’amuse à le faire parfois, lorsque j’attends le bus à Valence, sur les boulevards. J’achète un pain, si possible avec des graines, et je commence avec un pigeon. Les autres ne sont pas très longs à venir comme s’ils se lançaient des signaux. Je les aime ces pigeons que d’aucuns considèrent comme des prédateurs de la ville. Non, ne riez pas !

Retenir le vent – Catch the wind

Le vent fait tournoyer les feuilles autour des sculptures d’Etienne Viard, dans la cour de la chapelle Saint Charles (Exposition « Acier » – Conseil Général de Vaucluse – 2012)… J’ai essayé de retenir, symboliquement, le vent, grâce à la course des feuilles mortes dans le soleil. « Acier » sur mon blog avignonnais.

Nous voudrions tous retenir le vent du temps, et si je parle du vent aujourd’hui c’est pour avoir vu il y a peu un reportage sur Joan Baez, et que jai redécouvert  la chanson de Donovan « Catch the wind ». Oui, vraiment merci Joan Baez, pour tout, pour être restée vous même au fil de toutes ces années bousculantes, toujours libre et fidèle à vos convictions. Alors, oui, vous avez sans doute réussi à retenir le vent, dépasser toutes les modes et vous renouveler sans cesse, sans rien lâcher de vos convictions. Un parcours exemplaire.

Joan Baez et sa soeur Mimi, c’est ensemble qu’elles chantaient catch the wind, sur youtube

Donovan, le créateur de cette chanson, n’a pas eu cette chance. On ne lui a jamais pardonné son virage spirituel et son  succès a été englouti par la vague punk, bien qu’il résiste et n’a rien lâché lui non plus.

Voir l’article : « Aussi influent que les Beatles et Dylan. »

Donovan se revendique avant tout poète, et pour en avoir une idée, voici le début de la chanson :

https://www.lacoccinelle.net/244278.html

Donovan – Catch the wind sur Youtube – article de Wikipedia