Des campaniles


Valence – Saint Jean / Beaumont les Valence – la porte fortifiée

Ces deux campaniles de la Drôme ont un air de famille.

Les campaniles sont une spécificité de la Provence, en Drôme du Nord, ils sont plus exceptionnels. On appelle « campaniles » les cages de fer qui dominent des clochers, plutôt civils, et qui sont une réponse à la violence du Mistral.

J’ai vraiment découvert la spécificité de ces cages de fer lors d’une conférence à Carpentras. Et j’ai acheté le livre :

Il est une invitation au rêve, notamment grâce aux textes et aux très belles illustrations.

Deux campaniles du Vaucluse : la tour de l’horloge à Carpentras à gauche et à droite, celui de Pernes les Fontaines.

Détails du campanile de Carpentras, l’un des plus « riches » en décorations et notamment les planètes…

Dans le labyrinthe

Non, nous ne sommes pas dans une œuvre de Claude Levêque, mais dans une vraie réalité, le circuit des carrières d’Alixan. En plus d’être spectaculaires, elles sont situées sous le village, l’entrée est même sous l’église. On imagine, un village construit au dessus du vide grâce auquel il a été bâti…

Autre particularité : il s’agit d’un village circulaire, ici sur Info Drôme.

Quant à Claude Levêque, si je l’évoque, c’est que bien sûr l’éclairage mis en place dans les carrières fait penser à son œuvre fondée en grande partie sur l’utilisation de néons. Qu’elle soit considérée comme l’on veut, subversive, dérisoire, ou tout autre, son œuvre avait fait de lui un plasticien majeur de l’art contemporain qui avait ses entrées dans les lieux les plus prestigieux. Et patatras, accusé de pédophilie, voilà que l’intérêt pour son œuvre s’effondre. Le monde des politiques, en particulier, mais pas seulement, est versatile. En quoi la personnalité d’un artiste peut-elle tout d’un coup enlever tout intérêt à son œuvre ? Ou bien était-elle déjà colosse aux pieds d’argile, basée sur du vent, oups, de la lumière ? Si je n’ai jamais été très convaincue par le travail (?) de Claude Levêque, pour avoir été à l’intérieur de l’œuvre présente à Avignon – collection Lambert : un long néon diffusant une lumière rouge qui rampe tout au long d’une salle située tout en haut, et basse de plafond ; certaines de ses propositions restent intéressantes. Je ne l’ai jamais porté aux pinacles, et je ne vois pas non plus pourquoi il faudrait tout à coup détruire le piédestal ? L’empêcher de travailler avec des enfants, sans doute (je viens de lire avec horreur qu’on lui avait permis de le faire), le poursuivre et le condamner s’il est coupable. Mais pour son œuvre qu’est-ce que cela change ? Ou elle était solide, elle existait en dehors de lui, ou elle n’existait pas,

alors ?

Mon tout premier APN

2005, je pars de Carpentras pour Avignon et comme cadeau de départ, mes collègues m’offrent ce petit APN qui permettra ma transition vers le numérique, irréversible.

Il m’accompagnera pendant 5 ans, et j’ai fait de belles photos avec lui… et je l’ai toujours. Mais un bémol : il ne possède pas de stabilisateur, ce qui m’en a fait rater beaucoup, des photos. Depuis, j’en ai usé deux autres. Nous sommes loin des appareils argentiques qui étaient des compagnons à vie, voire pour plusieurs générations.

Histoire d’épaves

J’avais photographié cette « épave » sortie du Rhône en mars 2017, en contrebas de l’autoroute à Valence.

Octobre 2019 : l’une des deux motos sorties du Rhône lors du nettoyage collectif des berges. Et à droite un autre cycle, l’année précédente.

D’autres épaves… On le sait la tentation est grande de jeter ses ordures au fleuve. En 1993 j’avais photographié des voitures qui venaient d’être retirées du Rhône, sur la rive ardéchoise. Elles avaient du y séjourner longtemps car elles s’étaient couvertes de coquillages…

Je me souviens des promenades au bord du Rhône lorsque j’étais enfant, alors même que les abords n’avaient pas encore été viabilisés comme ils le sont aujourd’hui et nous marchions souvent sur des bancs de galets, oui, alors, il nous arrivait de voir des « charognes », cadavres d’animaux tombés dans l’eau du fleuve et qui s’échouaient là.

Pour le terme « charogne » je me suis inspirée de Baudelaire, pour lire son poème « Une Charogne » voir ICI

Mais c’est aussi ce terme choisi par le grand photographe Lucien Clergue pour  une série de clichés, « les charognes des bords du Rhône » – Lucien Clergue les premiers albums – Boutiques des musées

En bateau sur le Rhône

Ici deux types de bateaux se croisent.

Depuis longtemps le Rhône est une voie navigable très utilisée, encore plus depuis qu’il a été en quelque sorte « dompté », mais on sait qu’il sait réserver des surprises.

Et j’aime bien photographier les bateaux, de toutes sortes, de la part d’une personne qui n’est pas fan de ce moyen de transport, est-ce de l’envie et de l’admiration pour ceux qui le pratiquent ?

Bateaux loisirs, transport de tourisme ou utilitaire, on peut voir de tout.

J’ai compilé là des photos parfois éloignées dans le temps.

Le port de plaisance à Avignon, et un voilier devant Valence

On le sait la navigation sur un fleuve est lente, et non sans risques, comme ici, où un navigateur a ensablé son bateau,