La beauté de la fleur

Souvenir d’un cyclamen

La beauté des fleurs, faite de tout ce que l’on ne peut percevoir, ce sont des années et des années de recommencement perpétuel. Toutes, même les plus simples sont d’une extrême complexité. Cachée derrière celle que l’on voit , il y a encore toutes celles que l’on ignore et qui fait que toutes ces couleurs dont le rapprochement serait pour toute autre chose à hurler, chez elles se combine et s’harmonise.

Ce petit rien, si « naturel » a fait se damner tant de peintres et de coloristes qui ont tenté de voler leurs formes et leurs couleurs.

Et ce besoin d’accrocher les impressions reçues qui nous pousse à écrire, dessiner, photographier pour tenter de les restituer, lorsqu’on le ressent, n’a qu’une urgence : libérer. Et nous voici, gauches, malhabiles, butant sur la page vierge ou vide de l’outil qui nous serait utile et que nous ne savons trouver.

Et, ce qui semble comme cela, si simple et naturel, n’est en fait que le fruit d’années passées à s’user les yeux et tous les sens, dans un travail d’affinement de la perception, puis de l’apprentissage des moyens.

La facilité n’est qu’à ce prix.

Les visages du passé

« cubes » trouvés sur le forum hardware.fr
Patrick McGoohan dans le Prisonnier

J’avais trouvé cette image pour illustrer le pouvoir des images. Vous connaissez le principe : il faut brouiller sa vue jusqu’à obtenir une image 3D.

J’ai une fâcheuse tendance à me laisser briser par les autres et pour m’en sortir je n’ai trouvé qu’un moyen : fuir les visages hostiles de celles et ceux qui m’ont fait souffrir. Mais gommer son passé ce n’est pas vraiment possible. Partir ailleurs pour ne plus risquer de rencontrer ces visages au détour d’une rue. Illusion !

Surgis d’un passé que je voulais oublier, ces visages de la haine ordinaire, hermétiques masques de l’apparente humanité partagée. Une mauvaise rencontre ne peut ternir la lumière d’un jour nouveau, se dire que ce n’était qu’une illusion d’optique.

Oublier ? Croire, comme le prisonnier que l’on peut s’évader de son passé ? Illusion !

Peindre ?


Travail en en à plats de couleurs et non en touches juxtaposées, avec juste ce qu’il faut de détails pour faire naître le paysage. Du temps où l’atelier de peinture était encore ouvert… Avant que la pandémie nous exile des lieux de culture, j’ai peint plusieurs paysages de Toscane, telle que je la fantasme.

Oui, depuis mars 2020 l’atelier associatif où j’aimais peindre est fermé. Deux ou trois séances en septembre 2020, puis deux en juin 2021, c’est tout en deux ans. Impossible de peindre chez moi, mon chez moi est trop petit, j’ai déjà du mal à y ranger le matériel. Donc plus de peinture pour le moment, sauf un peu d’aquarelle et d’enluminures, enfin des semblants d’enluminures. Mais même pour  ça, le confinement a coupé tout élan, toute envie. Tout gâché !

J’avais pu reprendre la peinture régulièrement depuis mon arrivée ici, à Guilherand, où l’accueil des associations est réel et nous pouvons disposer de salles dignes d’un atelier de peinture (la maison des associations est située dans l’espace Rémi Roure, un beau bâtiment contemporain). Pour moi, la peinture, surtout hors de chez moi, est une activité qui demande une grande concentration et permet d’oublier un peu la rumeur du monde, d’où le choix de mes sujets, entre paysages, fleurs, natures mortes. L’intérêt c’est la peinture elle même, essayer de restituer un impression, un ressenti, un modèle avec les moyens de la peinture, moyens qui doivent rester évidents. Si on se sent bien, la peinture peut être bonne, sinon….Depuis, j’ai évolué vers la peinture au couteau, le plus souvent dans les paysages.

https://fardoise07.wixsite.com/website/peintures

Lettre ouverte, cri des artistes .

Fleurir la ville

Les fleurs de l’hibiscus sont merveilleusement grandes

Quel plaisir de voir des fleurs chaque fois que je sors ! Il y a une vraie volonté de fleurir la ville et les jardiniers municipaux de Guilherand font des merveilles, non seulement les fleurs sont belles, mais il y a chaque année une thématique, cette année, la musique

Avec le groupe « photo » de la MJC

Une autre manière de visiter l’Ardèche

Et tout particulièrement les belles gorges du Doux,

Ici, au viaduc de Troye, deux manières de descendre les gorges jusqu’à Tournon : le Velorail (la micheline les remorque jusqu’à Lamastre) et le Mastrou et sa belle locomotive ancienne à droite, pour remonter. Mais pas l’inverse !

Ma sœur posait dans un wagon 1ère classe dans les années 80.

Pour tout savoir sur le trajet, les horaires : https://www.trainardeche.fr/mastrou/

Il parait que ce n’est plus comme cela aujourd’hui, plus de wagon de luxe, dommage !

Besoin de bleu

J’aime photographier les reflets sur la peau du fleuve, mais aussi le jeu avec les silhouettes des herbes. Là j’ai forcé les couleurs pour que le bleu soit plus présent. En effet, comme beaucoup en ce moment, j’ai un besoin impératif de bleu, et je sais que si je vais me promener au bord du Rhône, j’en trouverai toujours.

Se balader dans la nature permet de se laver l’esprit, respirer loin des nouvelles terribles que la radio égrène. Et oui, je préfère suivre l’actualité ainsi, et voir le minimum d’images. Le bleu reste une couleur froide qui apaise et incite au spirituel.

Alors je l’ajoute à mes peintures… Ici le village d’Allex et le Vercors en toile de fond. D’après une photographie prise depuis le Mont Rôti, au dessus de Livron sur Drôme. La montagne elle aussi apporte souvent une touche de bleu