Les coquelicots

J’ai choisi cette photo de coquelicots, avec le Rhône en arrière plan pour éviter le contraste souvent violent du vert et du rouge, je l’ai choisie donc pour illustrer ce blog. J’adore les coquelicots, c’est l’une de mes fleurs préférées, l’une de celles qui animent la nature et ne se laisse pas facilement cueillir.

Cette photo, au départ un peu loupée, je l’avais choisie aussi pour l’une des expositions avec le collectif PHOT0726, sur le thème « à la manière de« … J’avais tenté, entre autres, à la manière du Pop Art. C’est loin d’être ma période artistique préférée, mais cela m’avais permis de découvrir des artistes qui ont marqué le XXe siècle. J’avais transformé cette photo en hommage à une œuvre que j’avais pu voir à Montélimar, lors d’une exposition consacrée justement au Pop Art,

A la manière d‘Elaine Sturtevant

Le sourire des jours heureux

Pour votre sourire des jours heureux, j’aime les souvenirs conservés dans l’âme des photographies un peu surannées.

Vous êtes partis tous les deux, mais il me reste ces souvenirs, et ceux bien sûr, que je garde au fond de moi.

Ici vous étiez à Visan, lieu chargé de souvenirs, et plus particulièrement devant ND des Vignes, un lieu, mais aussi un cru, celui que nous préférions.

Au revoir Angélique

http://angelique-ionatos.com/

J’ai eu du mal à me décider de parler du départ, dans une indifférence médiatique presque totale, d’Angélique Ionatos.

Ces départs en cascade de celles et ceux qui m’ont accompagnée depuis ma jeunesse me plongent chaque jour d’avantage dans le vide. Et Angélique Ionatos était quelqu’un que j’aimais et admirais beaucoup. La seule artiste que j’allais écouter, et voir aussi, en concert, au fil de mes pérégrinations, et surtout à Avignon, à chaque fois que le Festival l’invitait. 

A chaque fois l’émotion, et plus encore, une sorte d’exaltation, étaient au rendez vous. Moi qui ne comprends pas le grec, j’étais pourtant en osmose, tant grâce à sa voix unique, que par la poésie si forte et si subtile qu’elle a toujours défendu.

Et elle savait aussi s’entourer, avec cette exigence de qualité qu’elle incarnait.

Mais ce qui dominait, toujours, c’était cette jubilation, cette impression de beauté essentielle.

Le sang des bêtes

Sur un chemin d’Ardèche, le groupe avec lequel je marche a suivi la piste d’un animal blessé… C’était il y a deux ans, mais je revois toujours cette piste en gouttes de sang sur le sol noirci par l’humidité. *

Et cela m’avait fait penser au documentaire choc, « le Sang des Bêtes » de Georges Franju sorti en 1948.

« Montrant la mort des animaux dans les abattoirs parisiens de la Villette et de Vaugirard, ce film vériste est un des documentaires les plus directs sur cet univers de travail ». En noir et blanc, il est pourtant difficilement soutenable. Si vous voulez vous en rendre compte :

Il n’y a pas de lien, mais vous pouvez aller voir la vidéo sur Youtube en tapant « Le Sang des Bêtes de Georges Franju »

On peut se dire : « les méthodes ont changé », elles sont moins brutales ? Mais l’actualité nous rappelle qu’elles le restent, brutales. Et pour les animaux, et pour les hommes qui travaillent là.

  • C’était à Saint Georges les Bains, nous avons suivi la piste depuis le village jusqu’aux bois.

Lorsque nous habitions Valence

Pour entrer sur le parvis qui longe aussi le musée, il faut franchir des grilles, et cette photo  me montre accrochée à ces grilles.

Il faut dire que lorsque j’étais petite nous habitions tout à côté…

Mais il y a d’autres grilles, plus ouvragées qui ferment le clocher tour. Je m’étais amusée à photographier Crussol derrière ces grilles

Au fil des jours

Les jours se suivent et se ressemblent beaucoup dans ma vie actuelle. Alors pour tromper cette monotonie, je sors faire des photographies qui me rappellent que chaque jour la nature diffère,

comme ces reflets sur le Rhône qui varient selon les couleurs du temps.

Sinon, je passe beaucoup de temps devant mon écran à faire et défaire, car ce qui m’intéresse le plus c’est construire et tendre des liens par delà les distances que je ne peux plus parcourir. Et donc, je voyage aussi à travers mes photographies.