Un cormoran

Il a tout d’abord plongé dans le fleuve, et l’ai perdu un instant. Puis il est revenu se poster sur le pilier pour aérer ses plumes.

Rencontre éphémère, et lointaine, j’ai eu beaucoup de mal à le garder au centre de mon objectif. Je suis restée là un long moment à le regarder faire, insouciant de notre présence, tout au plaisir du bain (et sans doute de sa pêche) ; puis du soleil sur ses plumes.

J’étais sortie photographier les arbres, j’ai eu grand plaisir à faire sa rencontre. Les couleurs sur le Rhône étaient superbes hier soir, toute la douceur des teintes d’automne.

Un pigeon, deux pigeons, trois pigeons…

Avignon. ND des Doms et au loin le campanile des Augustins.

Mais ce n’est pas pour eux que j’avais pris la photo, non c’était pour les pigeons. Bien alignés sur les rebords du toit, quelque uns sur les cheminées, ils surveillent. Oui, mais quoi ? La moindre miette de pain qui tomberait dans le jardin des Doms. Une personne charitable qui leur apporterait à manger ? La première miette lancée, un pigeon, puis deux, puis trois, et puis tous, viendraient quémander. Je m’amuse à le faire parfois, lorsque j’attends le bus à Valence, sur les boulevards. J’achète un pain, si possible avec des graines, et je commence avec un pigeon. Les autres ne sont pas très longs à venir comme s’ils se lançaient des signaux. Je les aime ces pigeons que d’aucuns considèrent comme des prédateurs de la ville. Non, ne riez pas !

Chat des villes

Il était là couché sur un compteur électrique, peut être à la recherche d’un peu de chaleur. Il s’est réveillé le temps de me dire bonjour et se laisser caresser. C’est rare pour être signalé qu’un chat à la rue se laisse toucher et aime ça. Il avait l’air en bonne forme et ne devait pas être un chat abandonné, même s’il n’avait aucun tatouage.

Et oui, je suis de ces personnes qui n’ont pas peur du ridicule et parlent aux animaux dans la rue. La plupart du temps les chats s’en vont, totalement indifférents, ils ont leur vie à mener, leurs propres expériences, et nous ne faisons pas forcément partie de leur univers. Il faut tisser des liens à long terme pour qu’un chat vous accepte et vous intègre à son monde. Mais, non, ils ne sont pas seulement intéressés parce que nous leur donnons à manger. Enfin, je veux essayer de le croire. Sourire !

Le bonheur fait chat

J’ai fait des recherches dans mes archives photo et j’ai retrouvé ce cliché de Poudre. Je trouve que les chats savent incarner l ‘idée que nous nous faisons du bonheur, celui simple de savourer l’instant. Ils ont aussi une vraie aptitude à tout transformer en jeu, et savent nous apaiser. Bref, à l’absence de Poudre, s’ajoute le manque de la présence d’un chat à mes côtés.

A suivre…

Les restes d’une cabane de pécheur…

Il était un temps où l’on péchait dans le Rhône depuis ces cabanes installées près du bord. Ici en face de Soyons, dont la silhouette de la tour penchée signe le paysage. C’était en 1989, avant l’aménagement de la Voie Bleue…

A l’époque je revenais chez mes parents pour les vacances et souvent nous nous promenions aux bords du Rhône, alors plus sauvage qu’aujourd’hui. Nous aimions particulièrement cette partie là, entre Guilherand (à l’époque encore Granges lès Valence) et Soyons. Nous nous baladions au milieu des vergers. Il n’en reste rien aujourd’hui, la voie Bleue a aménagé les rives du fleuve, endiguées, et surtout le pont des Lônes a coupé la zone en deux. Un souvenir plus ancien, je n’ai pas connu, avec une carte postale qui montre des moutons, je pense qu’il s’agit de ce que l’on appelait « les îles », où l’on péchait l’anguille et où on pouvait trouver des morilles.

Mais peut-être est-ce un peu plus loin ? Et je ne saurais dire de quand date ce cliché.

Il faut tout de même préciser qu’avant ces aménagements, la basse ville de Valence était inondée presque chaque année, tout comme la rive ardéchoise, et que la promenade au bord du Rhône n’était pas sans risques.

Chouettes chouettes

J’ai appris il y a peu que je suis hululophile, non ce n’est pas contagieux, simplement je collectionne, ou plutôt collectionnais, les objets relatifs aux chouettes.  J’ai toujours eu un faible pour les chouettes, en chair et en plumes, comme en symbolique. Sa relation avec Athéna, et la sagesse ? Il n’est pas forcé d’aller aussi loin sans doute.

Ce couple de chouettes a pour moi une signification particulière, car il vient de Londres, c’est l’une des premières choses que j’ai rapportées lorsque j’ai pu aller rendre visite à ma sœur qui avait décidé de s’installer là, pour y travailler et y vivre. Chaque fois que j’allais la voir, je comprenais pourquoi elle avait fait ce choix, Londres est une ville où l’on a envie de vivre, à condition de pouvoir s’y faire un nid accueillant. Ce que ma sœur n’a jamais pu faire, ou plutôt conserver. Car elle l’avait trouvé, mais faute d’en être propriétaire elle avait du partir lorsque la maison a été vendue.

Et cela a été pour elle le début de la fin. Et nous, d’ici, n’avons pas pu, pas su l’aider, ni comprendre ce qu’il se passait.

D’elle, à présent, il ne nous reste que les souvenirs.

Comme ces deux chouettes dont j’aime la simplicité, l’originalité et le regard. Ah oui,  les créateurs ont nommé la série « Animal Friends », et ils étaient installés en Cornouailles.