Le chemin des artistes

Une manifestation d’ampleur organisée dans plusieurs villages de la Drôme, sous l’égide de l’agglomération de Valence Romans,

L’occasion pour moi d’y participer, dans la commune de Chatuzange du Goubet. Deux jours placés sous le signe de la rencontre, d’autres pratiquants et du public. Une très belle organisation et un accueil chaleureux. Merci à celles et ceux qui ont fait que cet événement ait lieu et à celles et ceux qui ont aimé mes peintures,

Trois des tableaux exposés : Allex et le Vercors, Boffres, La plage de St Jean de Luz

Mais cela a été aussi l’occasion de rencontrer une artiste qui travaille la pâte à bois, et le tissus, qui deviendront papier : Agnès Veyre Serre

ici avec des champignons de papier, elle nous a montré comment les réaliser.
trajectoiresmetiersdart.com/

Le temps d’une master classe à la médiathèque de Valence qui accueille une exposition dans le cadre du chemin des artistes, présentant les œuvres des deux artistes invitées, Agnès Veyre-Serre et Cathy Marre. Beaucoup d’artistes sont ainsi prêts à partager leur savoir, leurs découvertes, leur passion pour un métier aussi ardu qu’il peut être gratifiant. Des artistes qui débordent de créativité, d’inventivité. Pour moi cela a été une énorme bouffée d’oxygène qui a balayé ces deux années de pandémie et de réclusion forcée, comme si, enfin, la porté était vraiment ouverte. Alors, ce n’est pas seulement aller admirer de belles choses, mais ces rencontres sont aussi nécessaires que l’air que l’on respire. Et moi, j’ai remis les mains sur le papier et mesuré combien ce contact me manquait.

Une partie de notre contribution à l’œuvre collective réalisée lors de la masterclass

Vous avez dit vergerette ?

Lors de ma dernière balade j’ai vu cette plante un peu de partout, normal, il s’agit d’une invasive. En fait, cela doit être un aster, mais un aster importé. La première a poussé dans l’enclos des poules communales. L’autre au bord du Rhône où j’en ai vu tout le long des berges. Mais pour être invasive, elle n’en reste pas moins décorative.

Et si je l’appelle vergerette, c’est parce qu’elle est apparentée à la vergerette du Canada, et j’aime bien ce nom, bien plus que son nom latin : erigeron.

Je me suis prise de passion pour les plantes, et leur identification depuis près de 10 ans déjà, mais sans aucune formation particulière. J’avais mentionné l’aster d’été dans l’un de mes calendriers :

https://rencontresavecdesplantes.blogspot.com/2017/07/aster-dete-erigeron-annuus-sweet.html

Une haie de glaïeuls

Ils deviennent rares dans les jardins et sur les étals des fleuristes. J’étais donc contente d’en voir dimanche dans un jardin d’Ardèche, surveillés par un épouvantail en boites de conserves.

Pour moi, ils sont pour toujours reliés au souvenir de ma grand mère qui en cultivait dans son jardin, en haies aussi au pied des légumes et pour rythmer les allées. J’aimais bien aussi les bouquets de glaïeuls, dont les fleurs s’ouvraient au fil des jours. Ils sont passés de mode, ainsi va le cours de nos goûts et envies.

Au bord du lac : encore un goût d’été

Le lac de Vernoux aujourd’hui

Lorsqu’il fait bien chaud, comme aujourd’hui encore, passer la journée au bord d’un lac permet de penser à une invitation au voyage, un dépaysement à côté de chez soi.

Petite promenade, farniente au bord de l’eau et tour du lac, et l’impression de nature, le grand air, font que l’on respire encore un air de vacances. Les enfants jouent, mais rien ne vient briser la quiétude du moment partagé. Quelle bonne idée que d’aménager des zones de loisirs accessibles à tous parce que gratuites et bien entretenues. Car le lac est nettoyé, quelquefois vidé pour cela, et pendant ce temps la flore et la faune des rivières respirent.

J’ai mis un panorama du lac et de ceux qui profitent de ces derniers jours d’été sur mon blog « photo » : http://fardoisephotos.eklablog.com/au-bord-du-lac-un-dimanche

Une autre manière de visiter l’Ardèche

Et tout particulièrement les belles gorges du Doux,

Ici, au viaduc de Troye, deux manières de descendre les gorges jusqu’à Tournon : le Velorail (la micheline les remorque jusqu’à Lamastre) et le Mastrou et sa belle locomotive ancienne à droite, pour remonter. Mais pas l’inverse !

Ma sœur posait dans un wagon 1ère classe dans les années 80.

Pour tout savoir sur le trajet, les horaires : https://www.trainardeche.fr/mastrou/

Il parait que ce n’est plus comme cela aujourd’hui, plus de wagon de luxe, dommage !

Les vapeurs de la centrale de Cruas

On le sait la centrale nucléaire de Cruas dégage des vapeurs d’eau, et cette vapeur, nous la voyons un peu de partout ici : comme Crussol, la tour penchée de Soyons, la centrale est un point de repère dans le paysage de la vallée du Rhône. Je peux voir ces vapeurs de chez moi. Elles effacent malheureusement le beau village caché derrière, l’église romane exceptionnelle et les ruines du château.

Alors peut-on en faire des photographies « esthétiques », comme à gauche, vues depuis Saint Georges les Bains, elles prennent des allures « volcaniques », ou à droite depuis le pont de Valence, traversées par le soleil ? Il faut croire que oui… Si l’on omet les tours,

Telles que l’on peut les voir depuis l’autoroute, mais aussi depuis la voie ferrée. Avec un ciel bien gris en contraste, c’est encore mieux.

Je dépeins simplement ce qui existe, il ne s’agit aucunement d’une prise de position, un avis de photographe. Malgré tout, je voudrais tout de même dire que ces vapeurs omniprésentes nous rappellent à l’esprit la présence même de la centrale, et des risques qu’il ne faut jamais oublier.