L’impression de voler.

Atteindre l’oiseau, et aussi légère que lui, tournoyer dans l’espace, le rêve ! Alors, si je veux continuer de rêver, je dois fractionner mon regard lorsque je suis au bord de la falaise, et ne regarder qu’au loin, le Rhône et ses méandres, oublier le rebord…

Le vertige est une sensation qui se maitrise difficilement, surtout lorsqu’on a peur par anticipation. C’est pour cela que j’envie l’oiseau, il n’a pas ses pieds collés au sol pour lui rappeler que le vide est une notion qui leur est reliée.

J’ai découpé la photo prise du haut de la colline de Crussol et ses à-pic, pour moi, vertigineux, pour essayer de restituer ce que je suis obligée de faire. Sachant, que le plus souvent, c’est la partie du bas que je m’efforce d’oublier.

Quelquefois j’ai le vertige simplement en regardant une photo.

En bateau sur le Rhône

Ici deux types de bateaux se croisent.

Depuis longtemps le Rhône est une voie navigable très utilisée, encore plus depuis qu’il a été en quelque sorte « dompté », mais on sait qu’il sait réserver des surprises.

Et j’aime bien photographier les bateaux, de toutes sortes, de la part d’une personne qui n’est pas fan de ce moyen de transport, est-ce de l’envie et de l’admiration pour ceux qui le pratiquent ?

Bateaux loisirs, transport de tourisme ou utilitaire, on peut voir de tout.

J’ai compilé là des photos parfois éloignées dans le temps.

Le port de plaisance à Avignon, et un voilier devant Valence

On le sait la navigation sur un fleuve est lente, et non sans risques, comme ici, où un navigateur a ensablé son bateau,

Le sang des bêtes

Sur un chemin d’Ardèche, le groupe avec lequel je marche a suivi la piste d’un animal blessé… C’était il y a deux ans, mais je revois toujours cette piste en gouttes de sang sur le sol noirci par l’humidité. *

Et cela m’avait fait penser au documentaire choc, « le Sang des Bêtes » de Georges Franju sorti en 1948.

« Montrant la mort des animaux dans les abattoirs parisiens de la Villette et de Vaugirard, ce film vériste est un des documentaires les plus directs sur cet univers de travail ». En noir et blanc, il est pourtant difficilement soutenable. Si vous voulez vous en rendre compte :

Il n’y a pas de lien, mais vous pouvez aller voir la vidéo sur Youtube en tapant « Le Sang des Bêtes de Georges Franju »

On peut se dire : « les méthodes ont changé », elles sont moins brutales ? Mais l’actualité nous rappelle qu’elles le restent, brutales. Et pour les animaux, et pour les hommes qui travaillent là.

  • C’était à Saint Georges les Bains, nous avons suivi la piste depuis le village jusqu’aux bois.

Lorsque nous habitions Valence

Pour entrer sur le parvis qui longe aussi le musée, il faut franchir des grilles, et cette photo  me montre accrochée à ces grilles.

Il faut dire que lorsque j’étais petite nous habitions tout à côté…

Mais il y a d’autres grilles, plus ouvragées qui ferment le clocher tour. Je m’étais amusée à photographier Crussol derrière ces grilles