Un pigeon, deux pigeons, trois pigeons…

Avignon. ND des Doms et au loin le campanile des Augustins.

Mais ce n’est pas pour eux que j’avais pris la photo, non c’était pour les pigeons. Bien alignés sur les rebords du toit, quelque uns sur les cheminées, ils surveillent. Oui, mais quoi ? La moindre miette de pain qui tomberait dans le jardin des Doms. Une personne charitable qui leur apporterait à manger ? La première miette lancée, un pigeon, puis deux, puis trois, et puis tous, viendraient quémander. Je m’amuse à le faire parfois, lorsque j’attends le bus à Valence, sur les boulevards. J’achète un pain, si possible avec des graines, et je commence avec un pigeon. Les autres ne sont pas très longs à venir comme s’ils se lançaient des signaux. Je les aime ces pigeons que d’aucuns considèrent comme des prédateurs de la ville. Non, ne riez pas !

Retenir le vent – Catch the wind

Le vent fait tournoyer les feuilles autour des sculptures d’Etienne Viard, dans la cour de la chapelle Saint Charles (Exposition « Acier » – Conseil Général de Vaucluse – 2012)… J’ai essayé de retenir, symboliquement, le vent, grâce à la course des feuilles mortes dans le soleil. « Acier » sur mon blog avignonnais.

Nous voudrions tous retenir le vent du temps, et si je parle du vent aujourd’hui c’est pour avoir vu il y a peu un reportage sur Joan Baez, et que jai redécouvert  la chanson de Donovan « Catch the wind ». Oui, vraiment merci Joan Baez, pour tout, pour être restée vous même au fil de toutes ces années bousculantes, toujours libre et fidèle à vos convictions. Alors, oui, vous avez sans doute réussi à retenir le vent, dépasser toutes les modes et vous renouveler sans cesse, sans rien lâcher de vos convictions. Un parcours exemplaire.

Joan Baez et sa soeur Mimi, c’est ensemble qu’elles chantaient catch the wind, sur youtube

Donovan, le créateur de cette chanson, n’a pas eu cette chance. On ne lui a jamais pardonné son virage spirituel et son  succès a été englouti par la vague punk, bien qu’il résiste et n’a rien lâché lui non plus.

Voir l’article : « Aussi influent que les Beatles et Dylan. »

Donovan se revendique avant tout poète, et pour en avoir une idée, voici le début de la chanson :

https://www.lacoccinelle.net/244278.html

Donovan – Catch the wind sur Youtube – article de Wikipedia

Dégât des eaux

Mes anciens négatifs étaient bien rangés, notamment dans du papier cristal.  Mais détrempés pas le dégât des eaux ils sont resté collés… J’ai perdu mes négatifs, et ceux de mon père.

En août 2014 j’ai subi un dégât des eaux du au chauffe eau… situé dans une chambre, oui, oui. Et cette chambre était transformée en bureau/atelier, j’y stockais notamment mes archives, et comme je manquais de place sur les étagères, certains classeurs étaient posés à terre. Je n’ai pas chiffré, ni même inventorié tout ce que j’ai perdu. La valeur marchande ne pouvait atteindre celle sentimentale. Mais heureusement que Poudre m’a bien soutenue,

à gauche elle regarde, sidérée, l’eau qui a envahi toutes les chambres (à cause de la moquette – et le tuyau sert à vider le chauffe eau). A droite, elle m’aide à faire du tri dans les archives.

Mais ce dégât des eaux, pour catastrophique qu’il ait pu être, m’a au moins décidée à partir d’Avignon. Il fallait que je déménage, mais je n’arrivais pas à déterminer si je restais dans le Vaucluse, ou si je rejoignais maman dans l’Ardèche. En trois mois, je me suis non seulement décidée, mais aussi j’ai trouvé un logement et déménagé. Le traumatisme, lui est toujours là.

Avant de partir, un petit conseil : ne stockez pas de documents à même le sol, et si possible évitez aussi les pièces où il y a des tuyaux apparents, eux aussi peuvent fuir.

Une dernière pensée pour tous ceux qui ont été victimes d’inondations.

Dans le labyrinthe

Non, nous ne sommes pas dans une œuvre de Claude Levêque, mais dans une vraie réalité, le circuit des carrières d’Alixan. En plus d’être spectaculaires, elles sont situées sous le village, l’entrée est même sous l’église. On imagine, un village construit au dessus du vide grâce auquel il a été bâti…

Autre particularité : il s’agit d’un village circulaire, ici sur Info Drôme.

Quant à Claude Levêque, si je l’évoque, c’est que bien sûr l’éclairage mis en place dans les carrières fait penser à son œuvre fondée en grande partie sur l’utilisation de néons. Qu’elle soit considérée comme l’on veut, subversive, dérisoire, ou tout autre, son œuvre avait fait de lui un plasticien majeur de l’art contemporain qui avait ses entrées dans les lieux les plus prestigieux. Et patatras, accusé de pédophilie, voilà que l’intérêt pour son œuvre s’effondre. Le monde des politiques, en particulier, mais pas seulement, est versatile. En quoi la personnalité d’un artiste peut-elle tout d’un coup enlever tout intérêt à son œuvre ? Ou bien était-elle déjà colosse aux pieds d’argile, basée sur du vent, oups, de la lumière ? Si je n’ai jamais été très convaincue par le travail (?) de Claude Levêque, pour avoir été à l’intérieur de l’œuvre présente à Avignon – collection Lambert : un long néon diffusant une lumière rouge qui rampe tout au long d’une salle située tout en haut, et basse de plafond ; certaines de ses propositions restent intéressantes. Je ne l’ai jamais porté aux pinacles, et je ne vois pas non plus pourquoi il faudrait tout à coup détruire le piédestal ? L’empêcher de travailler avec des enfants, sans doute (je viens de lire avec horreur qu’on lui avait permis de le faire), le poursuivre et le condamner s’il est coupable. Mais pour son œuvre qu’est-ce que cela change ? Ou elle était solide, elle existait en dehors de lui, ou elle n’existait pas,

alors ?

Ramer ?

Comme ce rameur isolé sur le Rhône devant le fameux pont d’Avignon, j’ai l’impression de ramer sans fin, non pas dans le sens du fleuve, mais à contre courant. Et comme tant d’autres, l’impression d’avoir fait du sur place depuis près de deux ans. Chaque fois que nous sortons un peu les rames de l’eau pour avancer, on nous oppose une nouvelle barrière pour bloquer nos élans.

Alors, comme Rimbaud, allons nous choisir de les descendre ces fleuves impassibles et nous laisser porter, rêver à ces berges accueillantes où tout serait permis ? Moi, cela fait des mois que j’ai cessé de ramer.

En bateau sur le Rhône

Ici deux types de bateaux se croisent.

Depuis longtemps le Rhône est une voie navigable très utilisée, encore plus depuis qu’il a été en quelque sorte « dompté », mais on sait qu’il sait réserver des surprises.

Et j’aime bien photographier les bateaux, de toutes sortes, de la part d’une personne qui n’est pas fan de ce moyen de transport, est-ce de l’envie et de l’admiration pour ceux qui le pratiquent ?

Bateaux loisirs, transport de tourisme ou utilitaire, on peut voir de tout.

J’ai compilé là des photos parfois éloignées dans le temps.

Le port de plaisance à Avignon, et un voilier devant Valence

On le sait la navigation sur un fleuve est lente, et non sans risques, comme ici, où un navigateur a ensablé son bateau,