Une haie de glaïeuls

Ils deviennent rares dans les jardins et sur les étals des fleuristes. J’étais donc contente d’en voir dimanche dans un jardin d’Ardèche, surveillés par un épouvantail en boites de conserves.

Pour moi, ils sont pour toujours reliés au souvenir de ma grand mère qui en cultivait dans son jardin, en haies aussi au pied des légumes et pour rythmer les allées. J’aimais bien aussi les bouquets de glaïeuls, dont les fleurs s’ouvraient au fil des jours. Ils sont passés de mode, ainsi va le cours de nos goûts et envies.

Nuit des étoiles

de gauche à droite, moi, mon père et ma sœur

Souvenir déjà ancien de l’une des « nuits des étoiles » passées au Col des Limouches dans le Vercors, avec le club d’astronomie auquel mon père participait. Et oui, nous sommes bien au mois d’août, ne pas se fier aux tenues… Et encore, malgré doudounes et vêtements chauds nous grelotions passé minuit. Mais la découverte du ciel d’été valait cet inconvénient.

La nuit les étoiles c’est en effet en août, lorsque les astéroïdes pleuvent dans le ciel depuis les Perséides.

« Mon doux mois d’août dont le ciel pleut
Des étoiles sur les monts calmes » Louis Aragon Chanson Noire.

Je n’ai plus vraiment eu l’occasion de lire le ciel d’été depuis, la luminosité empêche même de voir la Voie lactée. Sauf à une seule occasion où j’étais allée à Saint Michel l’Observatoire pour une découverte à l’aide de plusieurs appareils, j’en garde un souvenir ébloui, celui de retrouver le ciel de mon enfance. Quoi de plus stimulant pour le rêve, et apaisant à la fois, que de se plonger dans le ciel étoilé avant d’essayer de trouver le sommeil ?

L’association a participé à l’installation d’un « parcours » des étoiles à Beaumont les Valence – sur le site de la Drôme tourisme

Une autre manière de visiter l’Ardèche

Et tout particulièrement les belles gorges du Doux,

Ici, au viaduc de Troye, deux manières de descendre les gorges jusqu’à Tournon : le Velorail (la micheline les remorque jusqu’à Lamastre) et le Mastrou et sa belle locomotive ancienne à droite, pour remonter. Mais pas l’inverse !

Ma sœur posait dans un wagon 1ère classe dans les années 80.

Pour tout savoir sur le trajet, les horaires : https://www.trainardeche.fr/mastrou/

Il parait que ce n’est plus comme cela aujourd’hui, plus de wagon de luxe, dommage !

Dégât des eaux

Mes anciens négatifs étaient bien rangés, notamment dans du papier cristal.  Mais détrempés pas le dégât des eaux ils sont resté collés… J’ai perdu mes négatifs, et ceux de mon père.

En août 2014 j’ai subi un dégât des eaux du au chauffe eau… situé dans une chambre, oui, oui. Et cette chambre était transformée en bureau/atelier, j’y stockais notamment mes archives, et comme je manquais de place sur les étagères, certains classeurs étaient posés à terre. Je n’ai pas chiffré, ni même inventorié tout ce que j’ai perdu. La valeur marchande ne pouvait atteindre celle sentimentale. Mais heureusement que Poudre m’a bien soutenue,

à gauche elle regarde, sidérée, l’eau qui a envahi toutes les chambres (à cause de la moquette – et le tuyau sert à vider le chauffe eau). A droite, elle m’aide à faire du tri dans les archives.

Mais ce dégât des eaux, pour catastrophique qu’il ait pu être, m’a au moins décidée à partir d’Avignon. Il fallait que je déménage, mais je n’arrivais pas à déterminer si je restais dans le Vaucluse, ou si je rejoignais maman dans l’Ardèche. En trois mois, je me suis non seulement décidée, mais aussi j’ai trouvé un logement et déménagé. Le traumatisme, lui est toujours là.

Avant de partir, un petit conseil : ne stockez pas de documents à même le sol, et si possible évitez aussi les pièces où il y a des tuyaux apparents, eux aussi peuvent fuir.

Une dernière pensée pour tous ceux qui ont été victimes d’inondations.

Les restes d’une cabane de pécheur…

Il était un temps où l’on péchait dans le Rhône depuis ces cabanes installées près du bord. Ici en face de Soyons, dont la silhouette de la tour penchée signe le paysage. C’était en 1989, avant l’aménagement de la Voie Bleue…

A l’époque je revenais chez mes parents pour les vacances et souvent nous nous promenions aux bords du Rhône, alors plus sauvage qu’aujourd’hui. Nous aimions particulièrement cette partie là, entre Guilherand (à l’époque encore Granges lès Valence) et Soyons. Nous nous baladions au milieu des vergers. Il n’en reste rien aujourd’hui, la voie Bleue a aménagé les rives du fleuve, endiguées, et surtout le pont des Lônes a coupé la zone en deux. Un souvenir plus ancien, je n’ai pas connu, avec une carte postale qui montre des moutons, je pense qu’il s’agit de ce que l’on appelait « les îles », où l’on péchait l’anguille et où on pouvait trouver des morilles.

Mais peut-être est-ce un peu plus loin ? Et je ne saurais dire de quand date ce cliché.

Il faut tout de même préciser qu’avant ces aménagements, la basse ville de Valence était inondée presque chaque année, tout comme la rive ardéchoise, et que la promenade au bord du Rhône n’était pas sans risques.

Chouettes chouettes

J’ai appris il y a peu que je suis hululophile, non ce n’est pas contagieux, simplement je collectionne, ou plutôt collectionnais, les objets relatifs aux chouettes.  J’ai toujours eu un faible pour les chouettes, en chair et en plumes, comme en symbolique. Sa relation avec Athéna, et la sagesse ? Il n’est pas forcé d’aller aussi loin sans doute.

Ce couple de chouettes a pour moi une signification particulière, car il vient de Londres, c’est l’une des premières choses que j’ai rapportées lorsque j’ai pu aller rendre visite à ma sœur qui avait décidé de s’installer là, pour y travailler et y vivre. Chaque fois que j’allais la voir, je comprenais pourquoi elle avait fait ce choix, Londres est une ville où l’on a envie de vivre, à condition de pouvoir s’y faire un nid accueillant. Ce que ma sœur n’a jamais pu faire, ou plutôt conserver. Car elle l’avait trouvé, mais faute d’en être propriétaire elle avait du partir lorsque la maison a été vendue.

Et cela a été pour elle le début de la fin. Et nous, d’ici, n’avons pas pu, pas su l’aider, ni comprendre ce qu’il se passait.

D’elle, à présent, il ne nous reste que les souvenirs.

Comme ces deux chouettes dont j’aime la simplicité, l’originalité et le regard. Ah oui,  les créateurs ont nommé la série « Animal Friends », et ils étaient installés en Cornouailles.