Vous avez dit pandémie ?

Mai 2020, nous sortions peu à peu du confinement sévère imposé au début de ce l’on appelle une pandémie. Le 6 j’avais reçu un masque en tissu, distribué par la Mairie.

Je l’ai repris pour pouvoir l’utiliser. Rappelez vous, on nous avait dit les masques sont inutiles, bien sûr, il n’y en avait pas assez pour tout le monde. Pour ma part, il m’en restait quelques uns, car oui, j’en avais. Maman étant en Ehpad, si je voulais aller la voir lorsque j’étais un peu enrhumée : masque obligatoire. Et aujourd’hui, contre Omicron, le masque en tissu s’avère inopérant. Mais nous avons l’habitude à présent de ces mesures yoyo.

L’une de mes premières sorties après le confinement, sur les bords du Rhône, inaccessibles depuis des mois, comme tous les parcs et jardins. L’herbe a beaucoup poussé et les canards avaient pris possession des lieux, touts surpris de croiser des chiens et des humains surtout.

Nous avons peut être oublié à quel point ce confinement a été difficile. Tout ce que nous vivons depuis montre aussi à quel point tout le monde est désorienté par une épidémie qui ne nous dépasse que parce que nous ne pouvons pas traiter les cas graves. Une preuve :

Alors ? Convaincus ? A noter que la peste n’a pas disparu de la planète, elle sévit encore en Afrique, Asie et Amérique, et serait même résurgente. Institut Pasteur .

A nous de nous poser les bonnes questions : faisons nous les bons choix ? Pouvons nous faire confiance à ceux qui font ces choix pour nous ? Notre vie, la vie des Humains est-elle moins importante que leurs profits ?

Premiers pas en 2022

J’ ai passé les dernières heures de 2021 à chercher la lumière, comme souvent lorsque je sors photographier. Là un rayon de soleil éclairait l’écorce orangée de ce petit arbuste dénudé. J’ai un peu forcé les couleurs pour que le mur ressorte bleu.

Le Rhône est sorti de son lit, comme souvent à cette période, la lumière du soir éclairait la ville de Valence, et ses clochers. Mais attention ; il faut garder votre chien en laisse, il ne faudrait pas qu’il aille se noyer.

Donc pour commencer cette nouvelle année, pas de surprise, je trie mes photos de la veille et je les publie sur le Net. J’ai passé ma matinée entre l’ordinateur et la cuisine, rien de bien neuf donc. Des velléités de changement, sans doute. Et zut, je n’ai pas terminé mon calendrier, celui qui me sert d’agenda, et où je peux tout noter, il se présente comme cela :

J’ai toutes les aquarelles, et le calendrier lui-même est terminé il ne reste que la mise en forme avec les illustrations et j’en suis au mois de juin… Ensuite il faut l’imprimer et le relier. Je vais bien trouver un moment pour le faire. PS: c’est fait je l’ai terminé le 2 au soir.

Dernières heures de 2021

La nuit tombe sur le Rhône en crue.

Le pont, la ville, s’éclairent pour les dernières nuits de 2021. Le jour s’est levé avec le brouillard, mais à présent le soleil est là pour cette toute dernière journée de l’année, journée qui se veut festive. Dans le contexte actuel, elle le sera bien moins. J’étais partie voir la crue du Rhône, c’est presque annuel en cette période, et elle est assez spectaculaire cette année. Mais je n’avais que mon smartphone d’où des photos dans l’ensemble inutilisables. Malgré tout j’aime l’ambiance de celle-ci car la nuit n’est pas encore venue gommer toutes les couleurs.

Patatras

Je l’attendais depuis longtemps cette sortie, depuis deux ans en fait. Programmée déjà deux fois, et par deux fois annulée pour cause de confinements.

Ah oui, il s’agit de l’une des sorties organisées par l’Université Populaire, dans un souci d’éclectisme. Là nous sommes allés à la découverte du site gallo-romain de Saint Romain en Gal, le matin, et l’après-midi ce sont les monuments de Vienne que nous avons découverts, ou redécouverts.

Au musée de Saint Romain en Gal… fragments de vies passées

Et l’intérêt de ces visites organisées c’est d’aller à la rencontre de nos ancêtres, là les Allobroges, à la mode romaine. Et c’était passionnant ! Le site de Saint Romain en Gal le matin, un site exceptionnel où les riches gallo-romains de Vienne avaient choisi d’habiter, de l’autre côté du Rhône, là où la ville pouvait s’étendre et les riches domus s’étaler. Ce qui m’a étonné, lorsqu’on mesure la haute technicité de nos ancêtres, c’est que les Romains, eux, n’aient pas su adapter leur architecture et leur mode de vie aux conditions climatiques de l’endroit où ils étaient établis.

Et l’après midi, visite de la ville de Vienne, à la recherche là aussi des témoins de ce passé gallo-romain, les traces de la ville active, à la fois culturelle, religieuse, commerçante.

La juxtaposition des siècles : Vienne depuis St Romain en Gal à gauche (et le château de la Bâtie), et à droite maison médiévale derrière les restes du forum romain

Bien sûr nous avons beaucoup marché, j’étais fatiguée, mais cela n’explique pas tout, voilà en début d’après midi j’ai glissé, et patatras, je me suis étalée sur le trottoir. Plus de honte que de mal en fait, même si j’ai cassé mes lunettes, récolté dès le lendemain un beau coquard, et mal aux côtes, aujourd’hui encore, j’ai eu de la chance de ne rien casser ni sur le visage, ni à l’intérieur du corps. La honte, car c’était ma vraie première sortie de groupe depuis le premier confinement et il a fallu être encore une fois le point de mire, et celle qui retarde tout le groupe. Car, oui, ce n’est pas la première fois que cela m’arrive. Décourageant !

Mais finalement, j’ai pu continuer la visite, ce n’est que le lendemain que la douleur est arrivée, et je garderai un beau souvenir de cette journée. Je prévoie d’autres sorties de groupe, plus vers le printemps, aie, aie !

Un cormoran

Il a tout d’abord plongé dans le fleuve, et l’ai perdu un instant. Puis il est revenu se poster sur le pilier pour aérer ses plumes.

Rencontre éphémère, et lointaine, j’ai eu beaucoup de mal à le garder au centre de mon objectif. Je suis restée là un long moment à le regarder faire, insouciant de notre présence, tout au plaisir du bain (et sans doute de sa pêche) ; puis du soleil sur ses plumes.

J’étais sortie photographier les arbres, j’ai eu grand plaisir à faire sa rencontre. Les couleurs sur le Rhône étaient superbes hier soir, toute la douceur des teintes d’automne.

Vous avez dit vergerette ?

Lors de ma dernière balade j’ai vu cette plante un peu de partout, normal, il s’agit d’une invasive. En fait, cela doit être un aster, mais un aster importé. La première a poussé dans l’enclos des poules communales. L’autre au bord du Rhône où j’en ai vu tout le long des berges. Mais pour être invasive, elle n’en reste pas moins décorative.

Et si je l’appelle vergerette, c’est parce qu’elle est apparentée à la vergerette du Canada, et j’aime bien ce nom, bien plus que son nom latin : erigeron.

Je me suis prise de passion pour les plantes, et leur identification depuis près de 10 ans déjà, mais sans aucune formation particulière. J’avais mentionné l’aster d’été dans l’un de mes calendriers :

https://rencontresavecdesplantes.blogspot.com/2017/07/aster-dete-erigeron-annuus-sweet.html