L’impression de voler.

Atteindre l’oiseau, et aussi légère que lui, tournoyer dans l’espace, le rêve ! Alors, si je veux continuer de rêver, je dois fractionner mon regard lorsque je suis au bord de la falaise, et ne regarder qu’au loin, le Rhône et ses méandres, oublier le rebord…

Le vertige est une sensation qui se maitrise difficilement, surtout lorsqu’on a peur par anticipation. C’est pour cela que j’envie l’oiseau, il n’a pas ses pieds collés au sol pour lui rappeler que le vide est une notion qui leur est reliée.

J’ai découpé la photo prise du haut de la colline de Crussol et ses à-pic, pour moi, vertigineux, pour essayer de restituer ce que je suis obligée de faire. Sachant, que le plus souvent, c’est la partie du bas que je m’efforce d’oublier.

Quelquefois j’ai le vertige simplement en regardant une photo.

La danse des libellules

On devine à gauche les agrions accouplés (Jardin des plantes tinctoriales de Lauris) et à droite un autre est posé sur une herbe(bord du Rhône à Guilherand).

Photographier les libellules tient de la gageure lorsqu’on n’a pas le top des appareils, aussi, je suis assez contente lorsque je peux le faire dans d’assez bonnes conditions. Il faut attendre qu’elle veuille bien se poser et rester un temps assez long. J’étais donc vraiment heureuse d’avoir pu immortaliser ce couple, hélas au sol ce qui n’est pas le mieux, mais bon, elles étaient tellement occupées qu’elles n’ont pas du tout fait attention à moi,

Prochain challenge, ou pas, les photographier en vol ?

Histoire d’épaves

J’avais photographié cette « épave » sortie du Rhône en mars 2017, en contrebas de l’autoroute à Valence.

Octobre 2019 : l’une des deux motos sorties du Rhône lors du nettoyage collectif des berges. Et à droite un autre cycle, l’année précédente.

D’autres épaves… On le sait la tentation est grande de jeter ses ordures au fleuve. En 1993 j’avais photographié des voitures qui venaient d’être retirées du Rhône, sur la rive ardéchoise. Elles avaient du y séjourner longtemps car elles s’étaient couvertes de coquillages…

Je me souviens des promenades au bord du Rhône lorsque j’étais enfant, alors même que les abords n’avaient pas encore été viabilisés comme ils le sont aujourd’hui et nous marchions souvent sur des bancs de galets, oui, alors, il nous arrivait de voir des « charognes », cadavres d’animaux tombés dans l’eau du fleuve et qui s’échouaient là.

Pour le terme « charogne » je me suis inspirée de Baudelaire, pour lire son poème « Une Charogne » voir ICI

Mais c’est aussi ce terme choisi par le grand photographe Lucien Clergue pour  une série de clichés, « les charognes des bords du Rhône » – Lucien Clergue les premiers albums – Boutiques des musées

Ramer ?

Comme ce rameur isolé sur le Rhône devant le fameux pont d’Avignon, j’ai l’impression de ramer sans fin, non pas dans le sens du fleuve, mais à contre courant. Et comme tant d’autres, l’impression d’avoir fait du sur place depuis près de deux ans. Chaque fois que nous sortons un peu les rames de l’eau pour avancer, on nous oppose une nouvelle barrière pour bloquer nos élans.

Alors, comme Rimbaud, allons nous choisir de les descendre ces fleuves impassibles et nous laisser porter, rêver à ces berges accueillantes où tout serait permis ? Moi, cela fait des mois que j’ai cessé de ramer.

En bateau sur le Rhône

Ici deux types de bateaux se croisent.

Depuis longtemps le Rhône est une voie navigable très utilisée, encore plus depuis qu’il a été en quelque sorte « dompté », mais on sait qu’il sait réserver des surprises.

Et j’aime bien photographier les bateaux, de toutes sortes, de la part d’une personne qui n’est pas fan de ce moyen de transport, est-ce de l’envie et de l’admiration pour ceux qui le pratiquent ?

Bateaux loisirs, transport de tourisme ou utilitaire, on peut voir de tout.

J’ai compilé là des photos parfois éloignées dans le temps.

Le port de plaisance à Avignon, et un voilier devant Valence

On le sait la navigation sur un fleuve est lente, et non sans risques, comme ici, où un navigateur a ensablé son bateau,

Les coquelicots

J’ai choisi cette photo de coquelicots, avec le Rhône en arrière plan pour éviter le contraste souvent violent du vert et du rouge, je l’ai choisie donc pour illustrer ce blog. J’adore les coquelicots, c’est l’une de mes fleurs préférées, l’une de celles qui animent la nature et ne se laisse pas facilement cueillir.

Cette photo, au départ un peu loupée, je l’avais choisie aussi pour l’une des expositions avec le collectif PHOT0726, sur le thème « à la manière de« … J’avais tenté, entre autres, à la manière du Pop Art. C’est loin d’être ma période artistique préférée, mais cela m’avais permis de découvrir des artistes qui ont marqué le XXe siècle. J’avais transformé cette photo en hommage à une œuvre que j’avais pu voir à Montélimar, lors d’une exposition consacrée justement au Pop Art,

A la manière d‘Elaine Sturtevant