Un pigeon, deux pigeons, trois pigeons…

Avignon. ND des Doms et au loin le campanile des Augustins.

Mais ce n’est pas pour eux que j’avais pris la photo, non c’était pour les pigeons. Bien alignés sur les rebords du toit, quelque uns sur les cheminées, ils surveillent. Oui, mais quoi ? La moindre miette de pain qui tomberait dans le jardin des Doms. Une personne charitable qui leur apporterait à manger ? La première miette lancée, un pigeon, puis deux, puis trois, et puis tous, viendraient quémander. Je m’amuse à le faire parfois, lorsque j’attends le bus à Valence, sur les boulevards. J’achète un pain, si possible avec des graines, et je commence avec un pigeon. Les autres ne sont pas très longs à venir comme s’ils se lançaient des signaux. Je les aime ces pigeons que d’aucuns considèrent comme des prédateurs de la ville. Non, ne riez pas !

Des campaniles


Valence – Saint Jean / Beaumont les Valence – la porte fortifiée

Ces deux campaniles de la Drôme ont un air de famille.

Les campaniles sont une spécificité de la Provence, en Drôme du Nord, ils sont plus exceptionnels. On appelle « campaniles » les cages de fer qui dominent des clochers, plutôt civils, et qui sont une réponse à la violence du Mistral.

J’ai vraiment découvert la spécificité de ces cages de fer lors d’une conférence à Carpentras. Et j’ai acheté le livre :

Il est une invitation au rêve, notamment grâce aux textes et aux très belles illustrations.

Deux campaniles du Vaucluse : la tour de l’horloge à Carpentras à gauche et à droite, celui de Pernes les Fontaines.

Détails du campanile de Carpentras, l’un des plus « riches » en décorations et notamment les planètes…

Dans le labyrinthe

Non, nous ne sommes pas dans une œuvre de Claude Levêque, mais dans une vraie réalité, le circuit des carrières d’Alixan. En plus d’être spectaculaires, elles sont situées sous le village, l’entrée est même sous l’église. On imagine, un village construit au dessus du vide grâce auquel il a été bâti…

Autre particularité : il s’agit d’un village circulaire, ici sur Info Drôme.

Quant à Claude Levêque, si je l’évoque, c’est que bien sûr l’éclairage mis en place dans les carrières fait penser à son œuvre fondée en grande partie sur l’utilisation de néons. Qu’elle soit considérée comme l’on veut, subversive, dérisoire, ou tout autre, son œuvre avait fait de lui un plasticien majeur de l’art contemporain qui avait ses entrées dans les lieux les plus prestigieux. Et patatras, accusé de pédophilie, voilà que l’intérêt pour son œuvre s’effondre. Le monde des politiques, en particulier, mais pas seulement, est versatile. En quoi la personnalité d’un artiste peut-elle tout d’un coup enlever tout intérêt à son œuvre ? Ou bien était-elle déjà colosse aux pieds d’argile, basée sur du vent, oups, de la lumière ? Si je n’ai jamais été très convaincue par le travail (?) de Claude Levêque, pour avoir été à l’intérieur de l’œuvre présente à Avignon – collection Lambert : un long néon diffusant une lumière rouge qui rampe tout au long d’une salle située tout en haut, et basse de plafond ; certaines de ses propositions restent intéressantes. Je ne l’ai jamais porté aux pinacles, et je ne vois pas non plus pourquoi il faudrait tout à coup détruire le piédestal ? L’empêcher de travailler avec des enfants, sans doute (je viens de lire avec horreur qu’on lui avait permis de le faire), le poursuivre et le condamner s’il est coupable. Mais pour son œuvre qu’est-ce que cela change ? Ou elle était solide, elle existait en dehors de lui, ou elle n’existait pas,

alors ?

Nous jouions aux châtelaines

1990, j’habitais encore Mâcon et nous visitions Berzé le Châtel. Avec Marie José nous n’avons pas résisté à essayer ces emplacements que l’on trouve souvent dans les châteaux, où l’on pouvait profiter de la lumière, voire du soleil comme ici.

Un bon souvenir des retrouvailles de l’été, lorsque Marie José venait pour les vacances, qu’elle « devait » passer en France. Elle vivait à Londres et ces occasions de nous retrouver tous étaient trop rares.

Tous les moyens étaient bons pour que tous viennent à Mâcon, et le riche patrimoine de la région apportait de bonnes raisons pour des balades qui nous permettaient de nous retrouver autour d’un intérêt commun pour la découverte.

Cette photo n’est pas de moi, bien sûr, et n’a pas été prise avec mon appareil, mais celui de maman, un petit automatique peu performant, mais elle me permet de conserver le souvenir de ce très bon moment. J’avais fait de mon côté des photos avec mon argentique, mais je ne les ai pas scannées.

Berzé-le-Châtel est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire en région Bourgogne-Franche-Comté.

https://berze.fr/