Le chemin des artistes

Une manifestation d’ampleur organisée dans plusieurs villages de la Drôme, sous l’égide de l’agglomération de Valence Romans,

L’occasion pour moi d’y participer, dans la commune de Chatuzange du Goubet. Deux jours placés sous le signe de la rencontre, d’autres pratiquants et du public. Une très belle organisation et un accueil chaleureux. Merci à celles et ceux qui ont fait que cet événement ait lieu et à celles et ceux qui ont aimé mes peintures,

Trois des tableaux exposés : Allex et le Vercors, Boffres, La plage de St Jean de Luz

Mais cela a été aussi l’occasion de rencontrer une artiste qui travaille la pâte à bois, et le tissus, qui deviendront papier : Agnès Veyre Serre

ici avec des champignons de papier, elle nous a montré comment les réaliser.
trajectoiresmetiersdart.com/

Le temps d’une master classe à la médiathèque de Valence qui accueille une exposition dans le cadre du chemin des artistes, présentant les œuvres des deux artistes invitées, Agnès Veyre-Serre et Cathy Marre. Beaucoup d’artistes sont ainsi prêts à partager leur savoir, leurs découvertes, leur passion pour un métier aussi ardu qu’il peut être gratifiant. Des artistes qui débordent de créativité, d’inventivité. Pour moi cela a été une énorme bouffée d’oxygène qui a balayé ces deux années de pandémie et de réclusion forcée, comme si, enfin, la porté était vraiment ouverte. Alors, ce n’est pas seulement aller admirer de belles choses, mais ces rencontres sont aussi nécessaires que l’air que l’on respire. Et moi, j’ai remis les mains sur le papier et mesuré combien ce contact me manquait.

Une partie de notre contribution à l’œuvre collective réalisée lors de la masterclass

Des fleurs, encore des fleurs !

Aujourd’hui reprise de la peinture à l’atelier partagé, un grand ouf, avec l’espoir de pouvoir poursuivre cette année, pas comme l’an dernier où octobre nous avait éloignées à nouveau des espaces de partage.

J’ai repris ce bouquet commencé en juin, et oui, chez moi je ne peins pas, manque de place surtout. Maintenant il faut que je décide s’il est terminé.

Peindre ?


Travail en en à plats de couleurs et non en touches juxtaposées, avec juste ce qu’il faut de détails pour faire naître le paysage. Du temps où l’atelier de peinture était encore ouvert… Avant que la pandémie nous exile des lieux de culture, j’ai peint plusieurs paysages de Toscane, telle que je la fantasme.

Oui, depuis mars 2020 l’atelier associatif où j’aimais peindre est fermé. Deux ou trois séances en septembre 2020, puis deux en juin 2021, c’est tout en deux ans. Impossible de peindre chez moi, mon chez moi est trop petit, j’ai déjà du mal à y ranger le matériel. Donc plus de peinture pour le moment, sauf un peu d’aquarelle et d’enluminures, enfin des semblants d’enluminures. Mais même pour  ça, le confinement a coupé tout élan, toute envie. Tout gâché !

J’avais pu reprendre la peinture régulièrement depuis mon arrivée ici, à Guilherand, où l’accueil des associations est réel et nous pouvons disposer de salles dignes d’un atelier de peinture (la maison des associations est située dans l’espace Rémi Roure, un beau bâtiment contemporain). Pour moi, la peinture, surtout hors de chez moi, est une activité qui demande une grande concentration et permet d’oublier un peu la rumeur du monde, d’où le choix de mes sujets, entre paysages, fleurs, natures mortes. L’intérêt c’est la peinture elle même, essayer de restituer un impression, un ressenti, un modèle avec les moyens de la peinture, moyens qui doivent rester évidents. Si on se sent bien, la peinture peut être bonne, sinon….Depuis, j’ai évolué vers la peinture au couteau, le plus souvent dans les paysages.

https://fardoise07.wixsite.com/website/peintures

Lettre ouverte, cri des artistes .

Besoin de bleu

J’aime photographier les reflets sur la peau du fleuve, mais aussi le jeu avec les silhouettes des herbes. Là j’ai forcé les couleurs pour que le bleu soit plus présent. En effet, comme beaucoup en ce moment, j’ai un besoin impératif de bleu, et je sais que si je vais me promener au bord du Rhône, j’en trouverai toujours.

Se balader dans la nature permet de se laver l’esprit, respirer loin des nouvelles terribles que la radio égrène. Et oui, je préfère suivre l’actualité ainsi, et voir le minimum d’images. Le bleu reste une couleur froide qui apaise et incite au spirituel.

Alors je l’ajoute à mes peintures… Ici le village d’Allex et le Vercors en toile de fond. D’après une photographie prise depuis le Mont Rôti, au dessus de Livron sur Drôme. La montagne elle aussi apporte souvent une touche de bleu

Le chat et les fleurs

Souvenir en peinture d’une minette que l’on avait trouvée dans le jardin de mes parents, à un retour de vacances. Et qui aimait bien sentir les fleurs.

Nous avions du la laisser au refuge, après une visite chez le vétérinaire. Cela a été un vrai déchirement et je n’ai jamais cessé de penser que j’aurais du la garder. Je ne me souviens même plus de la raison qui m’en a empêché.